2 - Eclairage 5 - Coulisses - réactions Accueil Hommage à Ferdinand 1 - Edito de MEL 4 - Nos médias Accueil 3 - Provoc. sionistesOctobre 1986 - Strasbourg Ferdinand Moschenroos face aux institutions européenne : première rencontre avec Mohamed Ennacer Latrèche
Octobre 1986 - Strasbourg "Ma première rencontre avec Ferdinand eu lors de la première manifestation que j’ai organisé pour Al Qods et Al Aqsa à la suite des fouilles sous la Sainte Mosquée et les massacres perpétrés par les sionistes sous la gouvernance Nétanyahou. J'ai proposé le micro à qui veut prendre la parole. Ferdinand s'est avancé. Il y fera une remarquable intervention dans laquelle il dénoncera l’occupation de Jérusalem et la colonisation de la Palestine". Mohamed Ennacer Latrèche
60 ans de colonisation, 60 ans de massacres, 60 ans de résistance
Mars 2003 - Baghdad - Iraq Rencontre avec l’imam de la Mosquée Abou Hanifa , 72 h avant début de l’agression US.
Décembre 2006 - Paris - Place de la République Ferdinand en compagnie de Ginette Skandrani à Paris, place de la République, à la manifestation Palestine du 2 décembre 2006. Il avait fait le voyage avec les militants et distribués les tracts du PMF.
19 Mai 2008 - Haguenau Ses obsèques au cimetière de Haguenau
Hommage à Ferdinand Moschenross
30 mars 2002 - Strasbourg Manifestation européenne à Strasbourg, organisée en soutien à l’Intifada et pour dénoncer les massacres à Jénine perpétrés par l’entité terroriste, l’Israël. Ferdinand y prendra la parole.
7 Mars 2008 - Strasbourg - Le Galet Ferdinand partcipe (activement) au meeting de campagne pour l'élection municioale de Strasbourg de son ami Mohamed Ennacer Latrèche.
Libérez la PALESTINE !
Un événement qui a l’air purement alsacien, mais qui est plus que cela Le témoignage de Manfred Stricker Une chose qu’un culturologue dirait de Ferdinand Moschenross est qu’il avait conservé un système immunitaire psychique et culturel intact, ce qui lui a permis d’échapper au “sida” culturel qui frappe la grande majorité de l’humanité occidentale; une maladie culturelle qui fait que les hommes perdent une partie essentielle de leur humanité — das Menschsein — pour se rétracter à l’état de bovin — le Stimmvieh de Nietzsche — , à la bovinité (on pourrait parler de la bovinisation de l’être humain en Occident, die Verstimmviehung). Et l’essence de l’action de Ferdinand Moschenross fut non pas politique comme on pourrait le croire quand on l’appelle autonomiste, mais culturelle. L’Alsace avait atteint son niveau le plus élevé quand elle fut culturellement autonome. Et commença à descendre quand Louis XIV s’en empara au 17e siècle et qu’elle tomba sous la main du centralisme culturel gaulois (comme d’autres régions d’ailleurs comme le Languedoc). Et encore plus bas quand elle tomba sous le régime du suffrage universel (quand on contemple le niveau que l’Alsace avait atteinte entre 1870 et 1918, on oublie le plus souvent que sa situation sous Napoléon III fut aussi exceptionnelle, surtout sur le plan social (il est fort possible que Bismarck s’était inspiré, sur un certain nombre de points de Napoléon III, des choses que de vrais historiens, et non historiens de cour, pourront encore étudier). Et Ferdinand Moschenross résista victorieusement à une autre épreuve : son comportement en présence d’assassins ( il y a une idée qu’on trouve dans beaucoup de sociétés, même dites primitives, qui semble avoir disparu de notre culture : l’idée d’épreuve. Une force mystérieuse va chercher les humains où qu’ils soient, même les présidents de quelque chose, même les évêques et même les papes qui se croient à l’abri de leurs murs, de leurs titres et de leurs décorations; une force mystérieuse qui les soumet à une tentation de faire ou de ne pas faire. L’une des tentations de notre temps est le comportement devant l’immense tragédie qui se joue depuis 60 ans au Proche-Orient et s’étend peu à peu au Moyen-Orient avant d’embraser peut-être, une nouvelle fois, la terre entière. Et là nous avons vu Ferdinant Moschenross, avec une dizaine d’autres chrétiens français, s’exposer à Bagdad, lors de l’agression de ce pays par ces déchets de la culture occidentale que sont les vétérotestamentaires américains, protestants et juifs. Et la valeur de ce petit acte collectif devient d’une extrême densité symbolique quand on sait que cette petite équipe avait été animée et dirigée par un imam élevé en Alsace, qui parle l’alsacien et qui avait appris le français dans le petit séminaire catholique se trouvant près de la cathédrale de Strasbourg, Mohamed Latrèche (à titre de curiosité, j’ai un jour fait lire à cet imam un texte allemand; qu’il a pu lire et comprendre simplement parce qu’il avait appris à déchiffrer l’alphabet latin en Alsace et savait l’alsacien; une capacité que la majorité des petits alsaciens a perdu du fait du système d’éducation étatique centralisé français, qu’on pourrait appeler “sidaïque”). On peut donc dire que selon le critère du comportement d’un être humain en présence d’assassins, Ferdinand Moschenross a été du bon côté, alors que tous ceux qui, tout simplement et confortablement installés dans leur fauteuil ou cathèdre, sont, par leur silence, devenus complices d’assassins. On pourrait dire que même si l’Alsace se désertifie peu à peu sur le plan culturel, elle reste une terre riche génératrice de symboles grâce à quelques individus restés humains. Article consacré au défunt par les Dernières nouvelles d'Alsace du Dimanche 18 mai 2008 Il avait 79 ans La mort de l'autonomiste Ferdinand Moschenross Ferdinand Moschenross vient de mourir à l'âge de 79 ans. Originaire de Haguenau, il s'est toujours revendiqué comme autonomiste, mais non comme séparatiste, précisait-il. L'autonomisme signifiait pour lui la reconnaissance par l'État des régions qui le composent, en les dotant de structures qui permettent aux habitants l'autodétermination et l'autogestion. Il militait également pour l'enseignement de l'allemand dès la maternelle. Un provocateur né Il s'est présenté à de nombreuses reprises aux élections. Aux cantonales de 1982, il avait même créé le Parti alsacien, regroupant diverses tendances autonomistes, et il répondait à ses adversaires en dialecte lors des débats contradictoires. Aux municipales de 1983, il avait conduit une liste Alsace d'abord à Strasbourg. En 1991, il était sorti des frontières régionales pour faire acte de candidature aux législatives partielles dans la 2e circonscription de Belfort. Libraire, Ferdinand Moschenross était un provocateur né. En 1981, du haut de la tribune du public de la préfecture du Bas-Rhin, il avait lancé sur les conseillers généraux en séance des tracts dénonçant la prochaine commémoration du tricentenaire du rattachement de Strasbourg à la France. Des oeufs frais sur Catherine Trautmann et Pierre Pflimlin Dix ans plus tard, il balançait des oeufs frais sur Catherine Trautmann et Pierre Pflimlin, lors d'un débat sur la Constitution de 58. « N'y a-t-il pas un Alsacien dans la salle pour m'aider ? », a-t-il hurlé lorsque la police l'a expulsé ; le public a applaudi... la police. Enfin il avait accompagné une délégation de « boucliers humains » à Bagdad avant l'intervention américaine en Irak. Ses obsèques seront célébrées demain lundi à 14 h à l'église Saint-Georges de Haguenau. Claude Kéflin
Manfestation du 17 mai 2008 à Strasbourg
Mars 2003 - Sud Liban Ferdinand vient de visiter la prison Al Khyam au Sud-Liban. Ce centre de détention, contrôlé par l’armée criminelle israélienne, servait à torturer les résistants libanais. Nous sommes dans un snack à 3km de la frontière avec la Palestine occupée.
Mars 2003 - Strasbourg Conférence de presse à Strasbourg avant le deuxième voyage des boucliers humains pour l'Iraq contre la guerre US. Malgré ses douleurs à un genou, il a tenu à particper aux deux expéditons de février et mars.